Kitesurf en décembre : les destinations en un coup d'œil
- Brésil (Nordeste) : 20 à 30 nœuds l'après-midi, eau à 25-30 °C, lagunes flat et vagues, du débutant à l'expert.
- Cap-Vert (Sal, Boa Vista) : 15 à 25 nœuds, eau à 21-23 °C (shorty 2 mm), flat et vagues, du débutant à l'expert.
- Cape Town (Afrique du Sud) : thermiques puissants et fréquents, eau fraîche (combi 3/2), flat, vagues on-shore et grosse houle, du débutant au pro.
- Dakhla (Maroc) : force 4 à 6, eau à 17-22 °C, lagune plate et vagues côté océan, tous niveaux.
- Guadeloupe et Martinique : régime d'alizés, 27 °C dans l'eau, lagons flat et vagues sur le récif, tous niveaux.
- Colombie (Carthagène) : 15 à 25 nœuds et jusqu'à 35 sur certains spots, eau chaude, clapot, flat et vagues, du débutant à l'expert.
- Vietnam (Mui Ne) : 15 à 20 nœuds le matin, 25 à 35 l'après-midi, eau à 20-25 °C, lac de flat et vagues, du débutant à l'expert.
- Zanzibar (Paje, Jambiani) : 10 à 25 nœuds, eau à 25-30 °C, lagon immense, tous niveaux.
Les meilleures destinations kitesurf de décembre, une par une
Brésil, Nordeste : la référence mondiale du mois
De juillet à février, le Nordeste brésilien est tout simplement la meilleure région kite de la planète. L'alizé, renforcé par le thermique, monte crescendo du matin à l'après-midi : il souffle entre 20 et 30 nœuds tous les jours, dans une eau à 25-30 °C. Boardshort assuré.
Le terrain de jeu s'étale sur des centaines de kilomètres de plages : Jericoacoara, Préa, Atins, Cumbuco, Guajiru, Icaraizinho, Lagoinha, Pontal de Maceio. Lagunes plates pour apprendre, vagues et surtout downwinds au long cours pour les autonomes : c'est le mois pour se lancer dans une descente de plusieurs centaines de kilomètres sous le vent.
Comptez entre 670 € et 1 600 € pour un stage, hors vols, selon la durée et les prestations.
Cape Town, Afrique du Sud : l'été austral en pleine puissance
De novembre à mars, l'écart de température entre une eau froide et un air à plus de 26 °C génère à Cape Town des vents thermiques de sud-est puissants et très fréquents. En plein été austral, on navigue quasiment tous les jours.
Ce qui fait la force du Cap, c'est la densité : dans un rayon de 50 km, vous choisissez chaque matin entre eau plate, vagues on-shore faciles et grosse houle. Muizenberg, le spot le plus venté du pays, sert de camp de base idéal, y compris pour apprendre. Sunset, Misty Cliffs et Witsands complètent le tableau. Prévoyez une combinaison 3/2 manches longues : l'eau reste fraîche même en décembre.
Cap-Vert (Sal et Boa Vista) : les alizés prennent le relais des Canaries
À Sal, les alizés soufflent presque tous les jours d'octobre à juin, entre 15 et 25 nœuds, et il ne pleut jamais. Décembre marque surtout le début de la période la plus intéressante : de décembre à avril, l'archipel offre des conditions exceptionnelles de vent et de vagues.
Kite Beach reste le spot à tout faire, du premier cours au freestyle. Mais c'est sur la côte ouest que la saison se joue : Ponta Sino, Canoa, Secret Spot, Ali Baba, Coral Jul et bien sûr la droite de Ponta Preta, de renommée mondiale. Boa Vista, plus sauvage, offre une alternative moins fréquentée.
Un point à anticiper : décembre à mars sont les mois les moins chauds, avec 22 à 25 °C dans l'air en journée et une eau à 21-23 °C. Un shorty 2 mm est conseillé aux frileux, ou une intégrale 3/2 pour les longues sessions.
Dakhla, Maroc : le meilleur rapport temps de vol / garantie de vent
C'est la destination qu'on oublie souvent en décembre, à tort. À Dakhla, on kite toute l'année. Le vent d'hiver est moins violent qu'en été (force 4 à 6 plutôt que 40 nœuds), ce qui en fait paradoxalement une excellente période pour un premier stage : la lagune est plate, on a pied très loin, et le vent reste régulier sans être intimidant.
L'eau descend rarement sous 17 °C et reste plus chaude dans la lagune que côté océan. Transavia assure des vols directs depuis Paris et Royal Air Maroc ne facture pas le matériel de kite. Côté budget, un séjour sans cours démarre à 630 € la semaine en pension complète, un stage cours inclus se situe entre 750 et 2 000 €, hors vols.
Caraïbes : la saison sèche s'ouvre
Septembre à novembre, c'est la période cyclonique aux Antilles. Décembre referme cette parenthèse et ouvre la saison des alizés, qui court jusqu'en juillet. En Guadeloupe, la façade sud de Grande-Terre aligne les spots : Salines, la Caravelle, Bois Jolan, le Petit Cul-de-Sac accessible en bateau, et l'immense plan d'eau flat du Grand Cul-de-Sac Marin pour les riders autonomes. 27 °C dans l'air comme dans l'eau.
En Martinique, Le Vauclin offre un lagon privilégié pour progresser. Ajoutez Cabarete en République dominicaine, Bonaire, Tobago, Anguilla, Saint-Martin et les Grenadines, sans oublier la formule croisière kite en catamaran, qui prend tout son sens quand la zone entière est ventée.
Colombie : Carthagène entre dans sa meilleure période
De décembre à mai, la côte caraïbe colombienne tourne à 15-25 nœuds. La Boquilla, à 3 km de Carthagène, offre un side-shore accessible à tous. À moins d'une heure, Puerto Velero monte jusqu'à 35 nœuds sur un plan d'eau plat où l'on a pied presque partout, le combo rêvé pour les freestyleurs comme pour les débutants. Santa Veronica déroule des vagues de 1,50 m à 3 m pour les bons niveaux, et Isla Baru, à 40 minutes de bateau, ajoute le dépaysement.
Vietnam, Mui Ne : la valeur sûre asiatique de l'hiver
De novembre à mars, Mui Ne déroule un scénario quotidien très lisible : 15 à 20 nœuds le matin, idéal pour les cours, puis 25 à 35 nœuds l'après-midi pour les sessions engagées. L'eau tourne autour de 20-25 °C, un lycra et un boardshort suffisent le plus souvent.
Les débutants progressent sur le lac des Dunes Blanches, seul vrai spot de flat du pays. Les amateurs de vagues se régalent à Malibu et Suoi Nuoc Bay. Un séjour à Mui Ne reste par ailleurs l'une des options les plus abordables du mois.
Zanzibar et Mozambique : l'océan Indien en eau chaude
Décembre, janvier et février font partie des meilleurs mois à Paje et Jambiani. Le vent souffle entre 10 et 25 nœuds (sortez les 9 à 15 m²), dans une eau et un air à 25-30 °C. Le lagon de Jambiani est immense, entre flat, récifs et downwinds le long de la côte est. C'est aussi la destination idéale pour coupler kite et safari.
Plus au sud, Bilene au Mozambique reste excellent, avec son lagon plat réputé pour la vitesse et un accès direct aux vagues de l'océan.
Et l'Égypte en décembre ?
C'est la question qui revient chaque année. La réponse honnête : décembre marque la fin de saison kite en mer Rouge. Le vent devient nettement moins régulier qu'entre avril et octobre, et l'eau se rafraîchit, combinaison obligatoire. El Gouna, Dahab, Soma Bay ou Hamata restent navigables et gardent l'avantage d'un vol court et d'un excellent rapport qualité-prix, mais vous n'aurez pas la garantie de vent du Brésil, du Cap-Vert ou de Cape Town. Si votre priorité est de naviguer tous les jours, décembre n'est pas le mois de l'Égypte. Si vous cherchez un séjour proche et abordable et que quelques jours sans vent ne vous gênent pas, ça reste jouable.
Même logique pour les Canaries : les alizés ont quitté la latitude, le vent n'est plus garanti. Fuerteventura se transforme en destination surf/kite mixte plutôt qu'en valeur sûre du kite.
Partir kiter pendant les vacances de Noël : ce qu'il faut anticiper
Décembre, c'est aussi la semaine de Noël et celle du Nouvel An, et cela change trois choses.
- Réservez tôt. Sur la période du 20 décembre au 3 janvier, les camps du Brésil, du Cap-Vert et de Dakhla affichent complet plusieurs mois à l'avance, et les vols long-courriers grimpent fortement.
- Arbitrez le temps de vol. Pour une semaine, restez sur du 3 à 6 h : Dakhla, Cap-Vert, Égypte. Pour dix jours ou deux semaines, le Brésil, les Caraïbes, le Vietnam et Zanzibar prennent tout leur sens.
- Pensez au décalage horaire. Le Vietnam et Zanzibar imposent une journée d'adaptation ; le Brésil, le Cap-Vert et les Antilles sont beaucoup plus doux de ce point de vue.