Kitesurf en juillet : les destinations en un coup d'œil
- Dakhla (Maroc) : le mois le plus venté de l'année, eau à 18-22 °C, lagune plate et vagues côté océan, plutôt confirmés en été.
- Essaouira (Maroc) : 15 à 25/30 nœuds, eau à 22 °C (combi 3 mm), grandes plages et spots de vagues, tous niveaux.
- Canaries (Sotavento, Fuerteventura) : 20 à 35 nœuds, pointes à 45, eau à 19-23 °C, lagune à marée haute, plutôt confirmés en été.
- Grèce (Naxos, Rhodes, Limnos, Evia) : Meltem à son maximum, eau à 19-25 °C, du plan d'eau plat au clapot musclé, tous niveaux selon le spot.
- Portugal (Viana do Castelo, Óbidos) : Nortada thermique de 18 à 25 nœuds l'après-midi, eau à 18-21 °C (intégrale 3 mm), lagune plate ou baie de sable, tous niveaux.
- Tarifa (Espagne) : du vent 360 jours par an, eau à 17-23 °C, un spot par niveau et par orientation, tous niveaux.
- Sicile (Lo Stagnone) : thermiques renforcés, eau à 22-26 °C, immense lagune où l'on a pied partout, idéal débutants et freestyle.
- Corse du Sud et Sardaigne : libeccio et régimes d'est, eau à 22-27 °C, trois plans d'eau autour de Bonifacio, tous niveaux.
- Sud de la France et Delta de l'Ebre : mistral et thermiques, eau à 20-26 °C, la meilleure option du grand week-end.
- Égypte (El Gouna, Soma Bay, Hamata) : vent quasi quotidien, eau chaude sans combinaison, lagons plats, tous niveaux.
- Brésil (Nordeste) : ouverture de saison, 20 à 30 nœuds l'après-midi, eau à 25-30 °C, lagunes flat et vagues, tous niveaux.
- Sri Lanka (Kalpitiya) : 20 à 25 nœuds 7 jours sur 7, eau à 29 °C, une douzaine de lagons plats et des vagues, tous niveaux.
- Île Maurice, Rodrigues, Zanzibar : plein hiver austral, alizé installé, eau à 23-30 °C, lagons protégés, tous niveaux.
Les meilleures destinations kitesurf de juillet, une par une
Le Maroc : Dakhla et Essaouira, avec une nuance sur le niveau
À Dakhla, juillet est au cœur de la période la plus ventée de l'année, qui court d'avril à novembre. La lagune est plate, on a pied très loin, et le vent est fort et régulier. C'est ce qui en fait la meilleure destination de progression du mois pour un rideur qui sait déjà naviguer, et c'est aussi ce qui appelle une précision : en plein été, le vent est nettement plus fort qu'en hiver, et un vrai débutant y passera plus de temps à subir qu'à apprendre. Pour un premier stage, l'hiver marocain, de décembre à mars, est bien plus confortable. L'eau se situe entre 18 et 22 °C, plus chaude dans la lagune que côté océan.
Côté logistique, Transavia assure des vols directs depuis Paris en trois heures et Royal Air Maroc ne facture pas le matériel de kite. Un séjour sans cours démarre à 630 € la semaine en pension complète, un stage cours inclus se situe entre 750 et 2 000 €, hors vols, avec le choix entre Lagon Energy face au spot, le bungalow personnalisable de Dakhla Evasion, l'écolodge de Lassarga, l'écolodge Heliophora ou la Tour d'Eole pour le haut de gamme.
Essaouira, la « cité du vent », est plus accessible. Le vent souffle entre 15 et 25 à 30 nœuds et monte progressivement dans la journée, ce qui laisse la matinée pour la médina et permet de choisir son créneau selon son niveau. L'eau reste fraîche, autour de 22 °C : une combinaison 3 mm est appréciable même en été. La baie d'Essaouira et Sidi Kaouki conviennent à tous les niveaux, Moulay est réservé aux wave riders. C'est aussi la meilleure option marocaine si vous partez avec des non-pratiquants : il y a une vraie ville autour du spot.
Les Canaries : Sotavento à pleine puissance
Sotavento, au sud de Fuerteventura, est la vitrine mondiale de l'alizé canarien, et juillet en est le point haut : l'alizé de nord-est y est accéléré par un effet venturi et souffle de 20 à 35 nœuds, avec des pointes à 45 nœuds certains jours. Ce n'est pas un hasard si le spot accueille des compétitions internationales chaque été.
Sa particularité tient à la lagune qui se forme à marée haute quand le coefficient est assez fort, l'un des rares plans d'eau totalement plats d'Europe. L'eau se situe entre 19 et 23 °C, l'air entre 23 et 28 °C : un shorty suffit. Le vent monte du matin à la fin d'après-midi, ce qui permet de choisir son créneau. Là encore, une réserve honnête : ce n'est pas conseillé pour débuter en été, mieux vaut viser le printemps ou l'automne, ou passer par un spot plus doux. Pour les autres, comptez à partir de 800 € pour un séjour avec hébergement et location de matériel, autour de 900 € pour un stage logé sur le spot. Kite Lagoon et Risco del Paso sont les deux camps de base, Corralejo et Tenerife complètent l'archipel.
La Grèce : le Meltem à son maximum
Juillet et août sont les deux mois où le Meltem souffle le plus fort, et la Grèce offre l'avantage d'avoir un spot pour chaque niveau. À Naxos, la baie de Mikri Vigla bénéficie d'un effet venturi entre Naxos et Paros qui en fait l'un des endroits les plus ventés des Cyclades : 20 nœuds de moyenne toute la journée, air entre 25 et 30 °C, eau à 25 °C, un shorty suffit. Le séjour villa avec cours à la carte à Mikri Vigla part de 770 €.
Rhodes est en plein dans sa meilleure période, de juin à septembre, avec de la chaleur et un vent bien puissant. Theologos offre un plan d'eau plutôt plat et un vent side-onshore adapté à l'apprentissage, quand Prasonisi demande au minimum un niveau confirmé vu la densité de kiteurs sur l'eau : le stage débutant ou perfectionnement à Theologos est la bonne porte d'entrée. Limnos, au nord et beaucoup moins connue, garde des spots quasiment vides même en juillet : 15 à 25 nœuds de nord-est, eau plate et turquoise au nord de la baie de Keros, petites vagues au sud, et une grande zone peu profonde pour apprendre.
Pour les rideurs qui veulent du lourd, Evia est la réponse. C'est l'une des îles les plus ventées de Grèce, épargnée par le tourisme de masse, à 50 minutes de ferry du port de Rafina : le vent y souffle de 15 à 35 nœuds, et de 20 à 40 nœuds sur le spot de Marmari, où se passe justement la saison de juillet et août. Nous ne recommandons pas ce spot aux débutants ni aux débrouillés. Le séjour intensif en appartement au-dessus de la baie de Marmari part de 780 € les sept jours avec 11 h de cours semi-privés, hors vols.
Le Portugal : la Nortada tous les après-midi
Le Portugal fonctionne à l'inverse de la Méditerranée : ici, c'est la Nortada, le vent de nord thermique, qui fait la saison, et juillet en est l'un des deux meilleurs mois. À Viana do Castelo, au nord du pays presque à la frontière espagnole, le mécanisme est d'une régularité d'horloge : le thermique s'établit vers 11 h autour de 18 nœuds et se renforce jusqu'à 25 nœuds vers 14 h, de juin à fin septembre. Le spot est side-on tribord sur une grande baie de sable, avec Cabadelo en repli quand le vent forcit trop. Pas de Gulf Stream ici : l'eau reste à 18-21 °C, une intégrale 3 mm se supporte très bien pour naviguer toute la journée.
Plus au sud, à une heure de Lisbonne entre Peniche et Nazaré, la lagune d'Óbidos est un tout autre terrain : 6 km de long sur 1,5 km de large, une étendue d'eau salée reliée à l'Atlantique et entourée de forêts de pins, avec un vent régulier et des eaux calmes. C'est l'un des rares spots d'apprentissage vraiment sereins de l'été européen, avec une eau à 20 °C et un air à 26 °C. Et c'est la meilleure base du catalogue pour combiner kite et surf : Supertubos, Baleal et Nazaré sont à quelques minutes. En juillet, le Portugal est aussi nettement moins cher que la Méditerranée à conditions égales.
Tarifa, la Méditerranée et le Sud de la France
Tarifa est la capitale européenne du kite, et juillet est en plein dans sa meilleure période d'avril à octobre : de bonnes statistiques de vent au moins 360 jours par an, entre Poniente et Levante, une eau entre 17 et 23 °C. Playa Chica, Balneario, Los Lances, la Peña, Valdevaqueros, Punta Paloma, et Bolonia à 20 km : la densité de spots permet à chaque niveau de trouver le sien selon l'orientation et la force du jour, ce qui est précisément ce qu'il faut en plein été.
Lo Stagnone, en Sicile, reste le meilleur plan d'eau d'Europe pour apprendre : une immense lagune fermée où l'on a pied absolument partout, au cœur de la réserve de Marsala, avec des thermiques renforcés et une eau entre 22 et 26 °C. Le séjour avec appartement sur le spot à 520 € reste le meilleur rapport qualité-prix de la page, même en haute saison. En Corse du Sud, juillet fait partie des trois meilleurs mois : trois plans d'eau aux orientations complémentaires autour de Bonifacio, le libeccio pour le pont de Ventilègne et la Tonnara, les régimes d'est pour Piantarella, une eau qui monte vers 25 °C. Comptez de 360 à 540 € par personne pour un stage ou un séjour matériel, hors hébergement. Ajoutez la Sardaigne et son stage découverte à Porto Pollo, et les croisières kite en Méditerranée.
En France, Hyères profite de la presqu'île de Giens, qui reçoit tous les vents : par mistral on progresse côté Almanarre, par vent d'est on part à la Bergerie. Le stage avec hébergement en villa avec piscine est notre formule la plus demandée sur le Var. Autour de Marseille et La Ciotat, l'été alterne coups de mistral et thermiques, avec assez de spots pour qu'il y en ait toujours un en fonction. Et le Delta de l'Ebre, à 200 km au sud de Barcelone, ne connaît pas de saison creuse, avec son stage foil de trois jours à 420 €.
L'Égypte : la mer Rouge en plein été
Il fait chaud, très chaud, mais le vent est là et les prix sont les plus bas du catalogue. À El Gouna, les débutants apprennent à quelques minutes de zodiac, au milieu d'un immense lagon ceinturé d'un banc de sable et sans le moindre obstacle, et le spot passe les enfants dès 10 ans et 30 kg. Le séjour all-inclusive en couple avec cours part de 875 €. Soma Bay et la baie de Safaga offrent le meilleur prix de toute la page, 369 € la semaine en appartement privé, et Hamata complète la carte au sud. C'est l'option à retenir si le budget commande, à condition d'accepter la chaleur estivale.
Les longs courriers : le Brésil rouvre, l'Asie et l'océan Indien tournent
C'est l'événement du mois pour qui a deux semaines devant lui. L'alizé du Nordeste brésilien souffle de juillet à février : la saison des pluies se termine, le vent revient, renforcé chaque après-midi par le thermique. Comptez 20 à 30 nœuds tous les jours dans une eau à 25-30 °C, en boardshort. Le terrain de jeu s'étale sur des centaines de kilomètres : Jericoacoara, Préa, Atins aux portes des Lençois Maranhenses, Cumbuco, Guajiru, Icaraizinho, Pontal de Maceio, Patos et São José de Touros. Le séjour en grande villa à Lagoinha, à partir de 450 € hors vols, est l'entrée de gamme la plus intéressante du Brésil.
En Asie, la péninsule de Kalpitiya, au Sri Lanka, est en plein dans sa grande saison de mousson de sud-ouest : 20 à 25 nœuds sept jours sur sept jusqu'à la mi-octobre, dans une eau à 29 °C, avec une douzaine de spots dont le lagon de Puttalam, un véritable miroir alors que le vent souffle à 25 nœuds. La navigation se fait en itinérance, sur le meilleur spot du jour, avec le stage en villa sur le spot ou le kite trip itinérant.
Enfin, l'océan Indien est en plein hiver austral, donc en pleine saison. À l'île Maurice, l'alizé de sud-est est installé, l'eau reste entre 23 et 27 °C, et le lagon du Morne offre un plan d'eau plat protégé par la barrière de corail, avec One Eye juste derrière pour les confirmés, Manawa et la Pointe d'Esny à l'est. Rodrigues, à 1 h 30 de vol de Maurice, offre 200 km² de lagon à 30 °C et le spot de Mourouk qui fait à lui seul 7 km sur 5. À Zanzibar, juillet est l'un des quatre meilleurs mois, avec 10 à 25 nœuds, un lagon immense à Jambiani et la possibilité d'enchaîner sur un safari de deux jours au Ngorongoro. Madagascar complète le tableau.
Où débuter le kitesurf en juillet quand le vent souffle partout
C'est la question la plus utile du mois, et elle est rarement posée. En juillet, les destinations les plus ventées d'Europe et du Maroc sont aussi les moins adaptées à un premier stage : Sotavento, Dakhla, Evia et Prasonisi à Rhodes sortent régulièrement des conditions où un débutant ne progresse pas. Quatre spots restent pourtant pensés pour l'apprentissage même en plein été.
- La lagune de Lo Stagnone, en Sicile. Fermée, plate, on a pied absolument partout : c'est le meilleur spot école d'Europe, et l'été n'y change rien.
- La lagune d'Óbidos, au Portugal. Eaux calmes, vent régulier plutôt que violent, et de quoi occuper les non-pratiquants entre Peniche et Nazaré.
- Le lagon d'El Gouna, en Égypte. Un immense plan d'eau ceinturé d'un banc de sable, sans obstacle, accessible dès 10 ans et 30 kg.
- Le pont de Ventilègne, en Corse du Sud. Une baie fermée et peu profonde où l'on garde pied sur une bonne partie du plan d'eau, avec un encadrement qui choisit le spot du jour.
Ce qui n'est pas la saison en juillet
- Le Cap-Vert. Sal et Boa Vista donnent leur meilleur de décembre à avril. En juillet, les alizés qui font la saison cap-verdienne sont remontés vers les Canaries : c'est à Fuerteventura qu'il faut aller les chercher.
- Les Antilles françaises. La saison antillaise court de décembre à juin, et la Guadeloupe comme la Martinique ont des régimes de vent moins favorables que le reste de l'arc dès le printemps. À partir de septembre s'ouvre la période cyclonique. Deux exceptions ce mois-ci : Cabarete, en République dominicaine, dont la saison court de décembre à août avec 20 à 25 nœuds et une eau à 28 °C, et les croisières, qui vont chercher le vent là où il est.
- Djerba. La meilleure période tunisienne s'arrête fin juin. En juillet et août, l'air monte à 35-40 °C et l'eau dépasse 30 °C : c'est navigable, mais ce n'est plus confortable.
Partir kiter en juillet : ce qu'il faut savoir
Juillet est le premier mois des grandes vacances, avec tout ce que cela implique.
- Réservez très en amont. Les hébergements sur le spot et les formules villa partent les premiers, et les vols vers Fuerteventura, la Grèce et le Maroc grimpent vite. Une semaine réservée en mars coûte nettement moins cher que la même en juin.
- Choisissez le spot selon le niveau du plus faible du groupe. C'est le conseil qui évite le plus de déceptions en juillet. Un confirmé se régalera partout ; un débutant ne progressera qu'en lagune.
- Partez au Portugal si le budget compte. À conditions de vent comparables, la côte nord portugaise reste bien moins chère que la Méditerranée en haute saison, et les spots y sont moins saturés.
- Une semaine suffit pour le Maroc, les Canaries, la Grèce, le Portugal et l'Égypte. Le Brésil, le Sri Lanka et l'océan Indien méritent dix jours à deux semaines.
- Anticipez la combinaison. Boardshort au Brésil, au Sri Lanka, à Maurice, à Zanzibar et en Égypte ; shorty en Grèce, en Sicile, en Corse et aux Canaries ; une intégrale 3 mm au Portugal, à Dakhla et à Essaouira, où l'eau atlantique reste fraîche malgré la chaleur de l'air.