Kitesurf en juin : les destinations en un coup d'œil
- Dakhla (Maroc) : en pleine période ventée, eau à 18-22 °C, lagune plate et vagues côté océan, tous niveaux.
- Essaouira (Maroc) : 15 à 25/30 nœuds, eau à 22 °C (combi 3 mm), grandes plages et spots de vagues, tous niveaux.
- Canaries (Sotavento, Fuerteventura) : 20 à 35 nœuds d'alizé, eau à 19-23 °C, lagune à marée haute et clapot au large, tous niveaux.
- Grèce (Naxos, Rhodes, Limnos) : Meltem de 15 à 25 nœuds, eau à 19-25 °C, plat au nord et petites vagues au sud, tous niveaux.
- Portugal (Viana do Castelo, Óbidos) : Nortada thermique de 18 à 25 nœuds l'après-midi, eau à 18-20 °C (intégrale 3 mm), lagune plate ou baie de sable, tous niveaux.
- Turquie (Datça) : Meltem side-offshore qui monte crescendo, air à 22-31 °C, eau à 23-25 °C, plan d'eau plat, tous niveaux.
- Sicile (Lo Stagnone) : thermiques renforcés, eau à 22-26 °C, immense lagune où l'on a pied partout, idéal débutants et freestyle.
- Corse du Sud (Bonifacio) : libeccio et régimes d'est, trois plans d'eau complémentaires, eau à 22 °C en juin, du premier cours au rideur autonome.
- Sud de la France et Delta de l'Ebre : mistral et thermiques, eau à 20-24 °C, la meilleure option du grand week-end.
- Égypte (El Gouna, Soma Bay, Hamata) : vent quasi quotidien, eau chaude sans combinaison, lagons plats, tous niveaux.
- Sri Lanka (Kalpitiya) : 20 à 25 nœuds 7 jours sur 7, eau à 29 °C, une douzaine de lagons plats et des vagues, tous niveaux.
- Île Maurice et Rodrigues : début des meilleurs mois, alizé de sud-est, eau à 23-30 °C, lagons plats protégés, tous niveaux.
- Djerba (Tunisie) : dernier mois de la meilleure période, air à 25-30 °C, eau à 25 °C, lagunes peu profondes, tous niveaux.
Les meilleures destinations kitesurf de juin, une par une
Le Maroc : Dakhla et Essaouira au sommet de leur saison
C'est la valeur la plus sûre de juin, et la plus simple à organiser. À Dakhla, juin tombe en plein dans la période la plus ventée de l'année, qui court d'avril à novembre. La lagune est plate, on a pied très loin, et le vent est fort et régulier : des conditions qui raccourcissent nettement le temps d'apprentissage. C'est ce qui a fait de Dakhla une destination de stage avant d'en faire une destination de vacances. L'eau se situe entre 18 et 22 °C, plus chaude dans la lagune que côté océan, et les confirmés trouvent des vagues juste derrière la langue de sable.
Côté logistique, Transavia assure des vols directs depuis Paris en trois heures et Royal Air Maroc ne facture pas le matériel de kite. Un séjour sans cours démarre à 630 € la semaine en pension complète, un stage cours inclus se situe entre 750 et 2 000 €, hors vols. Le choix de camps est le plus large du catalogue : l'écolodge de Lassarga, le bungalow personnalisable de Dakhla Evasion, Lagon Energy face au spot, l'écolodge Heliophora ou la Tour d'Eole pour le haut de gamme.
Plus au nord, Essaouira, la « cité du vent », est également dans sa meilleure période, qui va d'avril à octobre. Le vent souffle entre 15 et 25 à 30 nœuds et monte progressivement dans la journée, ce qui laisse la matinée pour la médina et les remparts. L'eau reste fraîche, autour de 22 °C : une combinaison 3 mm est appréciable. La baie d'Essaouira et Sidi Kaouki conviennent à tous les niveaux, Moulay est réservé aux wave riders. C'est la destination à privilégier si vous voyagez avec des non-pratiquants : contrairement à Dakhla, il y a une vraie ville autour du spot.
Les Canaries : les alizés remontent pour tout l'été
C'est le basculement du mois. Les alizés qui ont fait la saison du Cap-Vert tout l'hiver remontent vers le nord et s'installent sur l'archipel canarien de mai à septembre. Sotavento, au sud de Fuerteventura, en est la vitrine mondiale : l'alizé de nord-est y est accéléré par un effet venturi et souffle de 20 à 35 nœuds, avec des pointes à 45 nœuds certains jours d'été.
La particularité du spot tient à sa lagune, qui se forme à marée haute quand le coefficient est assez fort et offre alors l'un des rares plans d'eau totalement plats d'Europe. L'eau se situe entre 19 et 23 °C, l'air entre 23 et 28 °C : un shorty suffit. Le vent monte du matin à la fin d'après-midi, ce qui laisse le choix entre une session en vent léger, modéré ou soutenu. Un point d'honnêteté : en plein été, Sotavento n'est pas le meilleur endroit pour un premier stage, le vent y est trop fort. Juin, encore raisonnable, est justement le bon compromis pour débuter. Comptez à partir de 800 € pour un séjour avec hébergement et location de matériel, et autour de 900 € pour un stage logé sur le spot, hors vols. Kite Lagoon et Risco del Paso sont les deux camps de base, et Corralejo au nord comme Tenerife complètent l'archipel.
La Grèce : le Meltem se met en place
Le Meltem, ce vent de nord qui fait toute la saison égéenne, s'installe en juin et tient jusqu'en septembre. À Naxos, la baie de Mikri Vigla bénéficie d'un effet venturi entre Naxos et Paros qui en fait l'un des endroits les plus ventés des Cyclades : 20 nœuds de moyenne toute la journée, air entre 25 et 30 °C, eau à 25 °C, un shorty suffit. Le séjour villa avec cours à la carte à Mikri Vigla part de 770 €.
Rhodes entre en juin dans sa meilleure période, qui court jusqu'en septembre, avec de la chaleur et un vent bien puissant. Theologos offre un plan d'eau plutôt plat et un vent side-onshore adapté à l'apprentissage, quand Prasonisi demande au minimum un niveau confirmé vu la densité de kiteurs sur l'eau. L'eau est assez chaude pour se contenter d'un boardshort et d'un lycra en plein été, et le stage débutant ou perfectionnement à Theologos est la formule la plus demandée sur l'île.
Limnos, plus au nord et beaucoup moins connue, est le secret de la mer Égée : 15 à 25 nœuds de nord-est de mai à octobre, de l'eau plate et turquoise au nord de la baie de Keros, des petites vagues au sud avec Red Rock, une grande zone peu profonde pour apprendre, et des spots quasiment vides. Juste en face des Cyclades, la presqu'île de Datça, en Turquie, profite du même régime avec d'excellentes statistiques de mai à septembre : Meltem side-offshore qui monte crescendo, plan d'eau plat, air à 22-31 °C, eau à 23-25 °C, et une navigation en pleine eau encadrée par bateau qui règle la question de la sécurité pour les débutants.
Le Portugal : la Nortada s'installe pour l'été
Le Portugal fonctionne à l'inverse de la Méditerranée : ici, c'est la Nortada, le vent de nord thermique, qui fait la saison, et elle devient vraiment régulière à partir de juin. À Viana do Castelo, au nord du pays presque à la frontière espagnole, le mécanisme est d'une régularité d'horloge : le thermique s'établit vers 11 h autour de 18 nœuds et se renforce jusqu'à 25 nœuds vers 14 h, de juin à fin septembre. Le spot est side-on tribord sur une grande baie de sable, avec Cabadelo en repli quand le vent forcit trop. Pas de Gulf Stream ici : l'eau reste fraîche, une intégrale 3 mm se supporte très bien pour naviguer toute la journée.
Plus au sud, à une heure de Lisbonne entre Peniche et Nazaré, la lagune d'Óbidos est un tout autre terrain : 6 km de long sur 1,5 km de large, une étendue d'eau salée reliée à l'Atlantique et entourée de forêts de pins, avec un vent régulier et des eaux calmes. C'est un spot d'apprentissage évident, praticable de mars à octobre, avec une eau à 20 °C en été et un air à 26 °C. Et c'est la meilleure base du catalogue pour combiner kite et surf : Supertubos, Baleal et Nazaré sont à quelques minutes. Si vous partez à plusieurs avec des envies différentes, le Portugal est le bon arbitrage.
La Méditerranée : Sicile, Sardaigne et Corse du Sud
Lo Stagnone, en Sicile, reste le meilleur plan d'eau d'Europe pour apprendre : une immense lagune fermée où l'on a pied absolument partout, au cœur de la réserve de Marsala, avec des thermiques renforcés d'avril à octobre et une eau entre 22 et 26 °C. Les confirmés y travaillent leur freestyle, et pour les vagues, Capo Feto et Puzziteto sont à une heure. Le séjour avec appartement sur le spot à 520 € est le meilleur rapport qualité-prix de la page.
En Corse du Sud, la saison utile s'ouvre justement en juin, et l'île a un atout que peu de destinations méditerranéennes possèdent : trois plans d'eau aux orientations complémentaires autour de Bonifacio. Le libeccio de sud-ouest alimente le pont de Ventilègne et la Tonnara, les régimes d'est ouvrent Piantarella. Autrement dit, le spot du jour est choisi en fonction du vent, et non l'inverse, ce qui fait tenir une semaine entière. La baie fermée et peu profonde du pont de Ventilègne est un vrai spot école. L'eau est à 22 °C en juin, l'air entre 23 et 32 °C, un shorty suffit. Comptez de 360 à 540 € par personne pour un stage ou un séjour matériel, encadrement, matériel et assurances compris, hors hébergement. Le détail spot par spot est dans notre article sur les spots de kitesurf de Corse.
Complétez avec la Sardaigne et son stage découverte à Porto Pollo à 985 €, les croisières kite en Méditerranée et, pour ceux qui cherchent un spot confidentiel en Adriatique, Lumbarda en Croatie.
Le Sud de la France et le Delta de l'Ebre : le mois du grand week-end
Juin est la meilleure fenêtre de l'année pour partir kiter trois ou quatre jours sans poser une semaine de congés. À Hyères, la presqu'île de Giens permet de basculer d'un côté ou de l'autre selon l'orientation : par mistral on progresse côté Almanarre, par vent d'est on part à la Bergerie avec de petites vagues. L'eau est entre 22 et 26 °C, et l'accès est imbattable, dix minutes depuis l'aéroport de Toulon, une heure de Marseille. Le stage avec hébergement en villa avec piscine est notre formule la plus demandée sur le Var.
Autour de Marseille et La Ciotat, les meilleures conditions vont d'avril à octobre : de bons coups de mistral, puis des thermiques qui renforcent le vent dominant du jour, et surtout assez de spots pour qu'il y en ait toujours un en fonction quelle que soit l'orientation. L'air est en moyenne à 26 °C, l'eau entre 20 et 24 °C l'été, sauf juste après un coup de mistral. Enfin, le Delta de l'Ebre, à 200 km au sud de Barcelone, ne connaît pas de saison creuse : rien n'arrête la Tramontane, les vents de nord et de sud ni les thermiques sur ce parc naturel. Lagune ou mer au choix, fonds sableux, et le stage foil de trois jours à 420 € comme meilleure porte d'entrée. Tarifa complète la façade atlantique espagnole.
Égypte et Djerba : le meilleur rapport qualité-prix du mois
En mer Rouge, El Gouna reste la référence familiale : les débutants apprennent à quelques minutes de zodiac, au milieu d'un immense lagon ceinturé d'un banc de sable et sans le moindre obstacle, et le spot passe les enfants dès 10 ans et 30 kg. Le séjour all-inclusive en couple avec cours part de 875 €. Soma Bay et la baie de Safaga offrent le meilleur prix de toute la page, 369 € la semaine en appartement privé, et Hamata complète la carte au sud.
Dernier point à noter, et il est daté : à Djerba, la meilleure période s'arrête fin juin. Après, l'air monte à 35-40 °C et l'eau dépasse 30 °C. Si la Tunisie vous tente, c'est maintenant : 25 à 30 °C d'air, 25 °C d'eau, des lagunes peu profondes où l'on a pied partout à Smile Beach, et 150 km de côtes balayées par un vent de 12 à 25 nœuds.
Les longs courriers : Sri Lanka et océan Indien
Si vous avez dix jours ou deux semaines devant vous, juin ouvre deux fenêtres. La première est la péninsule de Kalpitiya, au Sri Lanka, à deux heures de route de l'aéroport de Colombo, qui entre à la mi-mai dans sa grande saison de mousson de sud-ouest : 20 à 25 nœuds sept jours sur sept jusqu'à la mi-octobre, dans une eau à 29 °C. Une douzaine de spots, dont le lagon de Puttalam qui reste un véritable miroir alors que le vent souffle à 25 nœuds, Vella Island, Kopaladi et l'Outside Reef côté océan pour le freeride et les vagues. La navigation se fait en itinérance, sur le meilleur spot du jour, avec le stage en villa sur le spot ou le kite trip itinérant.
La seconde est l'océan Indien, que l'hiver austral met en route. À l'île Maurice, avril et mai sont jouables, mais c'est à partir de juin que la destination donne sa pleine mesure : l'alizé de sud-est s'installe pour tout l'hiver austral, l'eau reste entre 23 et 27 °C, et le lagon du Morne offre un plan d'eau plat protégé par la barrière de corail, avec One Eye juste derrière pour les confirmés, Manawa et la Pointe d'Esny à l'est. Rodrigues, à 1 h 30 de vol de Maurice, est l'alternative de ceux qui veulent le lagon sans les hôtels : 200 km² d'eau turquoise à 30 °C, et le spot de Mourouk qui fait à lui seul 7 km sur 5. Plus à l'ouest, Zanzibar ouvre en juin la première de ses deux saisons, avec 10 à 25 nœuds et un lagon immense à Jambiani, et Madagascar complète le tableau pour ceux qui cherchent le dépaysement complet.
Cap-Vert et Antilles : ce qui se termine en juin
Ces deux destinations continuent d'apparaître dans les recherches de juin, et la réponse honnête mérite d'être posée.
Le Cap-Vert est en fin de saison. Sal et Boa Vista donnent leur meilleur de décembre à avril, quand les alizés balaient l'archipel ; en juin, ces mêmes alizés sont remontés vers les Canaries, ce qui est précisément ce qui fait la saison de Fuerteventura. On peut encore naviguer, l'eau est bonne et les camps sont ouverts, mais vous n'aurez pas la régularité de l'hiver. Si votre priorité est de kiter tous les jours à cette période, Sotavento ou Dakhla tiennent la promesse que le Cap-Vert ne tient plus. Si vous tenez au Cap-Vert, visez la saison, de décembre à avril.
Aux Antilles, juin ferme la saison. La fenêtre antillaise court de décembre à juin, et toutes les îles n'y sont pas égales : la Guadeloupe et la Martinique ont des régimes de vent moins favorables que le reste de l'arc dès le printemps. À partir de septembre s'ouvre la période cyclonique, et il faut attendre décembre pour retrouver de vraies conditions. Deux exceptions valent le détour ce mois-ci : Cabarete, en République dominicaine, dont la saison court de décembre à août avec un vent très constant de 20 à 25 nœuds, une eau à 28 °C et des vagues de 1 à 2 m, et les croisières, qui vont chercher le vent là où il est plutôt que de l'attendre sur une plage. Le séjour all-inclusive multi-activités de Cabarete est le mieux placé pour une famille dont une partie ne kite pas.
Quant au Brésil, sa saison n'ouvre qu'en juillet : l'alizé du Nordeste souffle de juillet à février. Un mois d'écart, mais il compte.
Partir kiter en juin : ce qu'il faut savoir
Juin a une logique bien à lui, et elle est d'abord économique.
- C'est le mois qui précède la haute saison. Les conditions sont déjà celles de juillet-août au Maroc, aux Canaries, en Grèce, au Portugal et en Sicile, mais les tarifs et la fréquentation sont ceux de l'avant-saison. Sur une semaine de séjour, l'écart avec août se compte en centaines d'euros.
- Les spots sont vides. C'est particulièrement vrai à Limnos et sur les spots portugais, où le vent de juin est déjà celui de l'été alors qu'il n'y a quasiment personne à l'eau. Pour un stage, c'est un avantage réel : plus d'espace, plus de temps de navigation.
- Juin est le bon moment pour débuter. À Sotavento, l'été apporte des vents trop forts pour un premier stage ; en juin, l'alizé est déjà en place mais reste gérable. Même logique à Dakhla, sur la lagune d'Óbidos, en Sicile et en Corse du Sud, où la baie du pont de Ventilègne permet d'apprendre en gardant pied.
- Réservez maintenant pour juillet-août. Si vous partez en juin, vous voyez les camps se remplir sous vos yeux pour l'été. Les formules villa et les hébergements sur le spot sont les premiers complets.
- Anticipez la combinaison. Boardshort au Sri Lanka (eau à 29 °C), à Maurice, à Zanzibar et en Égypte ; lycra à Djerba ; shorty aux Canaries, en Grèce, en Sicile et en Corse ; une intégrale 3 mm au Portugal, à Dakhla et à Essaouira, où l'eau atlantique reste fraîche malgré la chaleur de l'air.